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Static hash et dry sift : le tamisage à sec expliqué

Static hash et dry sift : le tamisage à sec expliqué

Par la rédaction Golden HighMis à jour le 6 octobre 20268 min de lecture

Résines & extractions

Le static hash est un dry sift, c'est-à-dire un hash obtenu en tamisant à sec la plante séchée, puis affiné grâce à l'électricité statique, qui attire les têtes de trichomes et laisse la matière végétale de côté. Résultat : une poudre plus claire et plus pure qu'un tamisage classique. Voici comment fonctionnent les tamis en microns, ce que veulent dire « x1 », « x2 » et « x3 », comment reconnaître un bon dry sift, et ce que tout cela a à voir avec le 3X Filtré.

1994le Pollinator mécanise le tamisage à sec
73-160 µmmailles des tamis successifs
2 à 4passages de static jugés optimaux
2025étude sur la séparation électrostatique
Triple filtration

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La définition

Static hash et dry sift : le hash tamisé à sec.

Le dry sift (« tamisé à sec ») est la façon la plus ancienne et la plus simple de faire du hash. On secoue la plante séchée au-dessus d'un tamis : les trichomes, ces petites glandes résineuses qui portent les cannabinoïdes et les terpènes, se détachent et passent à travers la maille, tandis que les feuilles et les tiges restent au-dessus.

La poudre récoltée, qu'on appelle aussi kief ou pollen, peut se consommer telle quelle ou être pressée, souvent à l'aide de la chaleur, pour former un bloc de hash. Aucune eau, aucun solvant : c'est une méthode purement mécanique.

Nom
Dry sift, tamisé à sec, kief
Matière de départ
Plante séchée
Méthode
Tamisage mécanique, sans eau ni solvant
Version affinée
Static hash (électricité statique)
Grades courants
x1, x2, x3 (échelles propres aux fabricants)
Aspect
Poudre sableuse, du beige-vert au blond

Les tamis

Tout se joue au micron près.

Un tamis se définit par la taille de ses mailles, exprimée en microns (µm, millièmes de millimètre). Plus la maille est fine, plus elle retient de choses. Le fabricant fait passer la poudre à travers des tamis de plus en plus fins, par exemple 160, puis 120, puis 73 µm, pour isoler la fraction qui l'intéresse.

Pourquoi ces tailles ? Parce que les têtes de trichomes mûres, les plus riches, se concentrent dans les fractions de 73 à 120 µm. Au-dessus, la poudre contient davantage de débris végétaux ; en dessous, surtout de petits trichomes immatures et des poussières.

160 µm et plus

Premier crible : retient les gros débris, laisse passer les trichomes.

120 à 90 µm

La zone la plus recherchée : têtes de trichomes mûres, peu de matière végétale.

73 µm

Trichomes de taille moyenne, qualité encore bonne.

45 µm et moins

Petits trichomes immatures et poussières fines : grade inférieur.

L'histoire moderne du tamisage à sec passe par Mila Jansen, qui lance en 1994 le Pollinator : un tambour rotatif, inspiré du sèche-linge, qui fait tomber les trichomes à travers une maille. La même inventrice lancera ensuite les sacs Ice-O-Lator pour l'extraction à l'eau glacée, dont on parle dans notre article sur le Frozen, le hash extrait à froid.

Ce que disent les sources

Le static, l’électricité au service du hash.

Même bien tamisé, un dry sift garde de fines particules végétales qui passent à travers les mailles. Le static sert à les éliminer. Ce n'est pas une nouvelle extraction, mais une étape d'affinage appliquée à un dry sift déjà tamisé. Références en bas de page.

Journal of Cannabis Research · 2025

Des chercheurs de l'université Dalhousie (Canada) et d'une entreprise de filtration mesurent les propriétés électriques des trichomes et de la matière végétale : la matière végétale porte une charge positive, les trichomes une charge négative. Cette différence permet de les séparer par un champ électrique.

La méthode artisanale

On charge une surface par frottement (film plastique, rouleau, plaque) et on la passe au-dessus de la poudre étalée : une fraction est attirée, l'autre reste. Certains fabricants travaillent au froid, vers 0 °C, pour rendre les trichomes plus cassants et la séparation plus sélective (Norddampf).

Le nombre de passages

Les guides de fabrication jugent optimaux 2 à 4 passages successifs de static sur une même poudre (Norddampf). Chaque passage purifie, mais retire aussi un peu de matière.

La note de fonte

Comme le hash à l'eau, le dry sift se juge à sa fonte : un « full melt » fond presque entièrement, un « half melt » laisse un peu de résidu.

En pratique, le static hash est donc un dry sift plus propre : plus clair, moins chargé en matière végétale, avec un goût plus fidèle aux terpènes de la plante. Il ne change pas la nature du produit : au THC, c'est un hash comme un autre.

Les grades

x1, x2, x3 : ce que disent ces grades.

Sur les étiquettes et dans les boutiques, on croise « Dry Sift x1 », « x2 » ou « x3 ». Dans l'usage, ces mentions renvoient au nombre de passages au tamis ou à l'affinage : plus le chiffre est élevé, plus la poudre a été purifiée. Mais attention, aucune norme officielle ne les encadre, et chaque fabricant a sa propre échelle.

x1 x2 x3
Passages Un tamisage Deux tamisages Trois tamisages ou plus
Matière végétale Encore présente Réduite Minimale
Couleur typique Plus foncée, verdâtre Intermédiaire Plus claire, blonde
Texture Sableuse, sèche Sableuse, un peu grasse Poudre fine, collante sous la chaleur
Quantité obtenue La plus élevée Moyenne La plus faible

Ce tableau décrit la logique générale. Un x3 mal fait peut être moins propre qu'un x2 soigné : l'œil et le nez restent les meilleurs juges, avec un taux analysé.

Comment le reconnaître

Un bon dry sift, ça se voit.

  • Une couleur claire. Blond, doré ou crème pour les meilleurs grades ; un ton vert-brun trahit plus de matière végétale.
  • Une texture sableuse. En vrac, la poudre coule entre les doigts ; pressée, elle devient souple sous la chaleur.
  • Pas de débris visibles. À la loupe, tu dois voir des petites billes, pas des morceaux de feuille.
  • Une odeur intense. Un dry sift frais sent fort dès l'ouverture ; une odeur faible signale un produit ancien ou mal conservé.
  • Une poudre verte et poussiéreuse vendue « static » : il y a de fortes chances qu'elle n'ait jamais été affinée.
  • « x3 » sans aucune autre information : le grade ne remplace ni le taux ni l'analyse.

Face aux autres hashs

Dry sift, Frozen, Piatella : les différences.

Dry sift / static Frozen Piatella
Matière de départ Plante séchée Plante fraîche congelée Frozen de haute qualité
Méthode Tamisage à sec (+ électricité statique) Eau glacée + sacs filtrants Affinage à froid pendant des semaines
Eau / solvant Ni l'un ni l'autre Eau, pas de solvant Ni l'un ni l'autre
Texture Poudre sableuse ou pressée Collante à sableuse selon le grade Crémeuse, beurrée

La Piatella est l'aboutissement de la voie « eau glacée », comme on l'explique dans la Piatella, le hash crémeux. Le static, lui, est l'aboutissement de la voie « à sec ».

Chez Golden High

Et le 3X Filtré, dans tout ça ?

Le nom de notre 3X Filtré fait directement écho à cette logique de grades : une résine filtrée trois fois pour ne garder que l'essentiel. On a détaillé ce procédé dans c'est quoi le 3X Filtré.

Soyons précis : un « dry sift x3 » au THC reste un stupéfiant en France. Notre 3X Filtré Delta-P 40 % reprend le style d'une résine triple filtrée dans une version Delta-P : une gamme à base de CBDX, sous 0,3 % de THC, analysée en laboratoire à chaque lot. Pour situer son taux dans la gamme, lis le guide des résines Delta-P ou parcours la collection hashs Delta-P.

1

Émietter

Une résine filtrée se travaille facilement : chauffe-la légèrement entre les doigts et émiette-la finement.

2

Doser petit

À 40 %, une quantité de la taille d'un grain de riz suffit pour commencer. Attends avant de reprendre.

3

Conserver

Contenant hermétique, à l'abri de la lumière et de la chaleur, pour garder ses arômes.

À retenir : réservé aux majeurs. Commence bas, laisse passer du temps entre deux prises, et ne prends jamais le volant après avoir consommé.

Vos questions

Ce qu'on nous demande sur le dry sift.

C'est quoi le static hash ?

Un dry sift, c'est-à-dire un hash tamisé à sec, affiné grâce à l'électricité statique : une surface chargée par frottement attire une fraction de la poudre et sépare les trichomes de la matière végétale.

C'est quoi le dry sift ?

Un hash obtenu en tamisant à sec la plante séchée à travers des mailles fines. Les trichomes passent, les débris restent. Aucun solvant ni eau n'est utilisé.

Que veut dire x3 dry sift ?

En général, le nombre de passages au tamis ou à l'affinage : x3 signifie une poudre purifiée trois fois. Aucune norme officielle ne définit ces grades, chaque fabricant a son échelle.

Quelle est la différence entre dry sift et static ?

Le static n'est pas une autre extraction : c'est une étape d'affinage appliquée à un dry sift, qui utilise l'électricité statique pour retirer les particules végétales restantes.

Quelle différence entre dry sift et Frozen ?

Le dry sift se fait à sec, sur plante séchée ; le Frozen est extrait à l'eau glacée, sur plante fraîche congelée. Les deux sont des méthodes mécaniques, sans solvant.

Quel tamis utiliser pour le dry sift ?

Les fabricants enchaînent souvent des tamis de 160, 120 puis 73 microns. Les têtes de trichomes les plus recherchées se trouvent dans les fractions de 73 à 120 µm.

Le static hash est-il légal ?

Au THC au-delà de 0,3 %, c'est un stupéfiant, comme tout hash. Seuls les produits de chanvre sous 0,3 % de THC sont tolérés en France.

Tout comprendre sur le Delta-P : le guide complet →