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HHC et test salivaire : ce que détecte vraiment le dépistage routier

HHC et test salivaire : ce que détecte vraiment le dépistage routier

Par la rédaction Golden HighMis à jour le 7 octobre 202611 min de lecture

Route & dépistage

HHC et test salivaire : le dépistage routier français recherche le THC, pas le HHC, mais plusieurs études montrent que le HHC et ses dérivés peuvent faire réagir certains tests, avec des résultats qui varient d'un appareil à l'autre. Pour le CBD, les traces de THC suffisent à rendre un test positif, et la justice considère que le délit est constitué quel que soit le taux. Voici ce que le test cherche, combien de temps il reste positif, ce que tu risques, et pourquoi la seule vraie réponse est de ne jamais conduire après avoir consommé.

15 ng/mlseuil THC du test salivaire (arrêté 2016)
6 à 8 hpositivité salivaire, usage occasionnel
3 ansde prison encourus depuis juillet 2025
20 %des tués 2024 : conducteur sous stupéfiants
Taux modéré

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Le principe

Ce que le test salivaire recherche vraiment.

Le test salivaire utilisé au bord de la route est un test de dépistage : il ne mesure pas un taux, il dit « positif » ou « négatif » au-dessus d'un seuil. En France, il cible quatre familles de substances : le cannabis, la cocaïne et le crack, les opiacés et les amphétaminiques (amphétamines, méthamphétamine, MDMA).

Pour le cannabis, la molécule recherchée est le delta-9-THC. Les seuils sont fixés par l'arrêté du 13 décembre 2016 : 15 ng de THC par millilitre de salive pour le dépistage, puis 1 ng/ml de salive ou 0,5 ng/ml de sang pour l'analyse de confirmation en laboratoire. Le HHC, le CBD ou le Delta-P ne figurent pas dans cette liste : ce qui compte, c'est la présence de THC, ou d'une molécule que le test confond avec lui.

Substance ciblée
Delta-9-THC (famille des cannabiniques)
Seuil du dépistage
15 ng/ml de salive
Seuil de confirmation
1 ng/ml de salive ou 0,5 ng/ml de sang
Méthode de confirmation
Chromatographie couplée à la spectrométrie de masse
Qui peut te contrôler
Police et gendarmerie, même sans infraction ni accident
1

Le dépistage

Un écouvillon sur la langue, un résultat en quelques minutes. S'il est positif, ton permis peut être retenu jusqu'à trois jours.

2

Le 2e prélèvement

Les forces de l'ordre prélèvent à nouveau de la salive. Tu peux demander qu'une prise de sang soit réalisée pour une contre-expertise.

3

L'analyse

Un laboratoire de toxicologie agréé confirme ou non la présence de THC. C'est ce résultat qui établit l'infraction.

Combien de temps après

Un test positif combien de temps après ?

C'est la question la plus posée, et la réponse honnête est : ça dépend. La fréquence de consommation, la quantité, le mode de consommation et ton organisme font varier la durée. Drogues Info Service, le service public d'information, publie des ordres de grandeur pour le cannabis :

Profil de consommation Salive Sang (THC) Urine
Occasionnel 6 à 8 heures THC : 2 à 8 heures (THC-COOH : jusqu'à 72 h) 3 à 5 jours
Régulier Jusqu'à 24 heures Non précisé 30 à 70 jours
Intensif et quotidien Jusqu'à 8 jours Jusqu'à plus d'un mois Non précisé

Source : tableau des durées de positivité de Drogues Info Service (version de juin 2025). Le service précise lui-même qu'il s'agit de repères et qu'il n'existe aucun moyen de connaître précisément la durée de positivité d'une drogue.

Ces chiffres ne sont pas un « délai de sécurité » à attendre avant de reprendre le volant. Ils décrivent la présence d'une molécule dans un liquide biologique, pas ta capacité à conduire. Et pour les néo-cannabinoïdes, ces repères n'existent tout simplement pas.

Ce que disent les études

HHC et test salivaire : des réactions croisées.

Le HHC ressemble chimiquement au THC. Or les tests de dépistage fonctionnent avec des anticorps qui reconnaissent une forme de molécule : une molécule proche peut donc les faire réagir. C'est ce qu'on appelle une réaction croisée. Les données publiées restent peu nombreuses, mais elles vont toutes dans le même sens : on ne peut pas prévoir le résultat.

Karolinska, Suède · 2024

Après l'arrivée du HHC en Suède, la part de dépistages faussement positifs au THC dans la salive (et au THC-COOH dans les urines) est passée de moins de 2 % à plus de 10 %. Des essais en laboratoire ont confirmé des réactions croisées avec le HHC, le HHC-O, le HHC-P, le HHC-H et le THCP.

Université de Cologne, Allemagne · 2025

Dans une petite étude d'auto-administration, un test urinaire rapide est resté positif jusqu'à 10 heures après la prise de HHC, alors qu'un test salivaire de bord de route n'a pas réagi. Les chercheurs ont pourtant observé des effets (vertiges, étourdissements) et, chez un participant, des altérations nettes après inhalation.

Conclusion des chercheurs suédois

Le dépistage immunologique ne permet pas de distinguer les différents tétra- et hexahydrocannabinols. Un résultat positif doit être confirmé par spectrométrie de masse.

ANSM · depuis juin 2023

Le HHC, le HHC-O et le HHC-P sont classés stupéfiants depuis le 13 juin 2023. Le THCP, le HHCPO et le H4-CBD le sont depuis le 3 juin 2024.

Ne pas être détecté ne veut pas dire être en état de conduire. Le HHC est un stupéfiant en France, ses effets sur la vigilance sont réels, et un conducteur impliqué dans un accident peut faire l'objet d'une prise de sang analysée en laboratoire. Il n'y a aucune « zone grise » à exploiter.

Pour comprendre la molécule elle-même et son interdiction, lis notre article HHC : c'est quoi et pourquoi il est interdit, et, pour son cousin encore plus puissant, le THCP : effets, dangers et légalité.

Le cas du CBD

CBD et Delta-P : les traces de THC comptent.

Le CBD n'est pas recherché par le test. Mais les fleurs et résines de chanvre vendues en France peuvent contenir jusqu'à 0,3 % de THC. Fumer une quantité suffisante de ce produit apporte donc du THC dans la bouche et dans le sang.

Une étude de l'université de Berne (2021) l'illustre : 33 participants ont fumé un joint de fleur riche en CBD contenant 0,9 % de THC. Juste après, on mesurait dans leur sang capillaire entre 6,7 et 102 ng/ml de THC libre, et encore 0,9 à 38 ng/ml 45 minutes plus tard. Les auteurs recommandent de ne pas conduire pendant plusieurs heures après avoir fumé ce type de produit.

Côté justice, la question est tranchée. Dans un arrêt du 21 juin 2023, la Cour de cassation a jugé que le délit de conduite après usage de stupéfiants est constitué dès que la présence de THC est établie, quelle que soit la dose et même si le produit consommé était vendu légalement comme du CBD.

  • Le test ne cherche pas le CBD, mais il réagit au THC que contient le produit.
  • Un produit sous 0,3 % de THC reste un produit qui contient du THC.
  • Pour le Delta-P, il n'existe aucune donnée publique sur le dépistage salivaire. Nos produits sont sous 0,3 % de THC : un test positif est donc possible.
  • La conclusion est la même dans tous les cas : pas de volant après avoir consommé.

Nous avons consacré un article complet à cette question : fumer du CBD avant de conduire, danger ou pas. Et pour comprendre ce qu'est notre gamme, le Delta-P : c'est quoi, effets et cadre.

Ce que tu risques

Des sanctions alourdies en 2025.

La loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025, dite loi sur l'homicide routier, a durci l'article L235-1 du Code de la route. Voici ce que prévoit le texte en vigueur.

Situation Peine principale Permis
Conduite après usage de stupéfiants 3 ans de prison et 9 000 € d'amende Retrait de la moitié des points (6 sur un permis à 12)
Stupéfiants + alcool 5 ans de prison et 15 000 € d'amende Retrait des trois quarts des points
Refus de se soumettre aux vérifications 3 ans de prison et 9 000 € d'amende Peines complémentaires possibles

Le juge peut ajouter des peines complémentaires : suspension du permis jusqu'à cinq ans, annulation avec interdiction de le repasser, travail d'intérêt général, stage de sensibilisation aux dangers des stupéfiants à tes frais, ou confiscation du véhicule si tu en es propriétaire.

Ce résumé ne remplace pas un conseil juridique. Le texte de référence est l'article L235-1 du Code de la route, consultable sur Légifrance.

Le vrai sujet

Le problème n'est pas le test, c'est la route.

On parle beaucoup du dépistage, beaucoup moins de ce qu'il cherche à éviter. Les chiffres de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) sont clairs.

20 % des décès

En 2024, en métropole, 20 % des personnes tuées sur la route l'ont été dans un accident où au moins un conducteur était sous l'influence de stupéfiants.

13 % des responsables

Les stupéfiants sont cités comme facteur chez 13 % des présumés responsables d'accidents mortels, juste derrière la vitesse, l'alcool et l'inattention.

Les cannabinoïdes agissent sur l'attention, le temps de réaction et la perception des distances. Avec des molécules puissantes ou mal connues, l'effet est encore moins prévisible. C'est pour cette raison que nous ne donnons, ici ou ailleurs, aucune astuce pour « passer » un test : la question n'est pas d'échapper au contrôle, mais de ne pas mettre ta vie et celle des autres en jeu.

La règle

Consommer ou conduire : il faut choisir.

Que tu consommes du CBD, du Delta-P ou n'importe quel produit à base de chanvre, la règle tient en une ligne : si tu as consommé, tu ne conduis pas. Nos fleurs, comme celles de la collection fleurs Delta-P, se consomment chez toi, entre adultes, quand tu n'as plus de route à faire.

1

Prévois avant

Si tu sais que tu vas consommer, organise ton retour : transports, covoiturage, quelqu'un qui n'a rien pris, ou tu dors sur place.

2

Commence bas

Un taux modéré comme l'Amnesia Delta-P 12 %, une petite quantité, et du temps entre deux prises.

3

Pas de volant

Ni le soir même, ni « juste pour un petit trajet ». Aucun produit, spray ou délai ne te rend apte à conduire après avoir consommé.

Réservé aux adultes. Les produits Golden High sont destinés aux majeurs. En cas de malaise après consommation d'un produit, quel qu'il soit, appelle le 15.

Vos questions

Ce qu'on nous demande sur le test salivaire.

Le HHC est-il détecté par le test salivaire ?

Pas de façon prévisible. Le test cherche le THC, mais le HHC peut provoquer des réactions croisées : une étude suédoise a vu les faux positifs au THC passer de moins de 2 % à plus de 10 % après son arrivée, alors qu'un test de bord de route n'a pas réagi dans une petite étude allemande. Le HHC reste un stupéfiant en France, et conduire après en avoir consommé est un délit.

Combien de temps un test salivaire reste-t-il positif après un joint ?

Selon Drogues Info Service, environ 6 à 8 heures pour un usage occasionnel, jusqu'à 24 heures pour un usage régulier et jusqu'à 8 jours pour un usage intensif et quotidien. Ce sont des repères, pas des garanties, et ils ne disent rien de ta capacité à conduire.

Le CBD peut-il rendre un test salivaire positif ?

Oui. Le test ne cherche pas le CBD, mais les produits de chanvre peuvent contenir jusqu'à 0,3 % de THC. Depuis un arrêt de la Cour de cassation du 21 juin 2023, l'infraction est constituée dès que le THC est détecté, quelle que soit la dose et même si le produit était vendu légalement.

Que détecte le test salivaire de la gendarmerie ?

Quatre familles de substances : le cannabis (THC), la cocaïne et le crack, les opiacés et les amphétaminiques, dont la MDMA. Le seuil de dépistage du THC est de 15 ng par millilitre de salive.

Peut-on refuser un test salivaire ?

Le refus est lui-même un délit, puni des mêmes peines qu'un résultat positif : jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende depuis la loi du 9 juillet 2025.

Peut-on demander une prise de sang après un test salivaire positif ?

Oui. Après un dépistage positif, un second prélèvement salivaire est effectué, et le conducteur peut demander qu'un prélèvement sanguin soit réalisé pour permettre une contre-expertise.

Le Delta-P est-il détecté au test salivaire ?

Aucune étude publique ne le documente. Nos produits contiennent moins de 0,3 % de THC, ce qui suffit à rendre un test positif possible. La règle est donc la même que pour le CBD : ne jamais conduire après en avoir consommé.

Tout comprendre sur le Delta-P : le guide complet →